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L’apogée récifale fossilifère II

7 décembre 2020

Partie 2 : Port-Daniel centre

Pour consulter la première partie de cette série de billets, rendez-vous ici.

Entrée dans Port-Daniel

Dans le village de Port-Daniel, il est possible de s’arrêter à quelques endroits pour trouver des fossiles. D’entrée de jeu, une petite route située à l’arrière de l’hôtel de ville donne sur un affleurement rocheux qui contient de beaux fossiles.

La bordure de la route de la Gare.
Fossile de corail.
Petit fossile de coquillage.

Il y a aussi une ancienne carrière, plus au nord, qui a depuis longtemps été reconquise par la végétation. À cet endroit, peu de fossiles sont présents, mais quand ils le sont, ils sont préservés d’une façon intéressante.

Fossile de corail bien préservé.
Même fossile, mais en gros plan.
Il y a accumulation d’eau et reconquête de la végétation dans cette ancienne carrière, ce qui lui donne une allure plutôt mystérieuse.

Pour poursuivre l’exploration fossilifère de cet endroit géologiquement majestueux, il faut prendre la route vers le quai de Port-Daniel. C’est en prenant la rue de l’Église qu’il est possible d’accéder à plusieurs endroits précis contenant des fossiles intéressants. Déjà, en longeant la rue de l’Église, une plage est accessible et celle-ci contient de petites roches qui peuvent contenir des fossiles en morceaux.

Amalgame de coraux retrouvé sur la plage près de l’église.

Cap de l’Enfer et Tunnel Ferroviaire

Au bout de la rue de l’Église, à son extrémité est, il faut prendre la route du Capitaine Fournier vers le sud. C’est à cet endroit que l’on retrouve le tunnel ferroviaire et le Cap de l’Enfer. Le tunnel ferroviaire est interdit d’accès, mais il est tout de même visible depuis un promontoire de bois construit pour cette utilité précisément (l’accès est affiché sur la route). Ce promontoire, situé sur l’extrémité ouest du tunnel ferroviaire, ne donne pas accès aux roches, mais pour voir ces mêmes roches (même formation rocheuse), il faut simplement continuer vers le sud jusqu’au Cap de l’Enfer.

L’ouverture ouest du tunnel ferroviaire; accès interdit.

Notre arrivée au Cap de l’Enfer nous permet d’interpréter pourquoi ce nom y a été donné : c’est un cap d’une hauteur imposante composé de roches roses et rougeâtres. Ce cap renferme une énorme quantité de fossiles, notamment des morceaux de crinoïdes qui sont très bien préservés. Ces fossiles sont issus de la formation de West Point, et certains locaux appellent normalement le type de roche dans laquelle ces fossiles sont préservés la « pinke » (de son rose déconcertant).

Le Cap de l’Enfer, vu de l’est.
La fameuse « pinke », appelée ainsi de par sa couleur, contient énormément de fragments de crinoïdes.
Fragments de crinoïdes, en gros plan, dans de la « pinke ».

C’est la « pinke » qui est aussi retrouvée à deux autres endroits dans cette vicinité. Premièrement, l’extrémité est du tunnel ferroviaire, aussi interdit d’accès, possède ce type de roche.

L’ouverture est du tunnel ferroviaire; accès interdit.
Près de cette ouverture, on retrouve la « pinke ».

Il y a aussi un autre site, plus accessible : c’est la plage directement sous le Cap de l’Enfer. En longeant cette plage, on y trouve plusieurs morceaux de roches qui sont de la formation rocheuse de West Point. En même temps, il est possible, à partir de là, de longer la plage de l’Anse pour trouver plusieurs fossiles, à la fois de crinoïdes, mais aussi d’autres coraux qui viennent d’autres falaises autour de cette anse. Probablement qu’en fouillant sur le long terme, il serait possible de trouver des crinoïdes plus complets, qui sait? Cet endroit est fréquemment visité par l’un de nos groupes partenaires, le Club d’Amateurs de Minéraux et de Fossiles de la Gaspésie.

Berges situées sous le Cap de l’Enfer.
Les crinoïdes qui sont présents sont un peu plus larges et robustes.
Un autre exemplaire de crinoïde large et robuste.

On peut marcher à partir du Cap de l’Enfer vers cette plage, mais on peut aussi se stationner sur la Route de l’Anse Mcinnis pour y accéder. À partir de cette plage, on peut apercevoir, à l’est, un pilier rocheux, une tourelle. C’est de là que tire le nom de cette péninsule, Pillar Point. Cette tourelle n’était pas accessible lors de notre visite, mais Northrop y a trouvé des fossiles de coraux lors de sa visite en 1939.

Falaises vues depuis le centre de l’Anse McInnis. Des fossiles sont présents sur la plage et dans les falaises.

Plus à l’est, la fameuse Cimenterie McInnis jonche le promontoire de l’Anse-à-la-Loutre. En 1939, Northrop y avait recensé quelques sites fossilifères, mais évidemment, ceux-ci ne sont probablement plus.

Sur le prochain et final billet portant sur cette région riche en fossiles, nous nous transporterons toujours vers l’est, à Gascons!